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Kavikawanka - L'embrasement - page 10 / 63 -

Publié le 25/10/2012 à 17:26 par drkaroloth Tags : travail mort femmes nuit nature roman femme paysage
Kavikawanka - L'embrasement - page 10 / 63 -

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L’embrasement…

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Le jour passe. Kavikawanka est parti peu de temps après ce bain inhabituel. Quand il réapparaît, la lune est là, ronde comme le ventre de la femme pleine, dans un ciel près de s’éteindre. Les femmes ne sont jamais restées si longtemps libres. Elles n’ont même pas songé à s’enfuir. À quoi bon prendre le risque de mourir, alors que le maître semble être devenu leur ami ? Elles occupent cette journée comme elles le feraient dans leur village. Après être sorties de l’eau, elles décident de rendre les abords de la case et de l’arbre plus ordonnés et propres. Sans se concerter, elles rassemblent et entassent les os éparpillés dans le paysage proche dans un trou de faible profondeur que la nature a creusé à quelques pas du fleuve. Ensuite, elles confectionnent de longues brosses de rameaux blancs avec lesquelles elles balayent le sol crayeux pour repousser plus loin les petits morceaux d’os brisés restants, les pierres tranchantes, la poussière grise amoncelée. Quand elles ont terminé, ce lieu de désespoir ressemble à la place d’un village à la terre lisse et débarrassée d’impuretés. Bien sûr, elles n’en oublient pas pour autant qu’elles en sont les prisonnières, mais en le nettoyant, elles se l’approprient et le transforment en lieu vivant alors qu’il n’était qu’un lieu de mort.

À la fin de ce travail, tout leur corps suinte de sueur. La chaleur est pesante et la tâche n’a pas été aisée, d'autant que, maintenues attachées la plupart du temps et cela depuis des mois, elles ont perdu l’habitude de l’effort. L’eau de la mare est leur réconfort. Elle les enveloppe de caresses suaves et soulage leurs muscles endoloris, apaise leurs courbatures.

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Vient le soir. Kavikawanka les rassemble en frappant dans ses mains. Elles se pressent l’une contre l’autre et ensemble regagnent le pied de l’arbre où elles retrouvent leurs liens et la tristesse de leur cœur.

La nuit s’annonce et recouvre tout de son voile. Le feu rougeoie à nouveau et dessine des ombres mouvantes. Les femmes s’endorment une à une. Tout est calme. Soudain, Mahina ouvre les yeux. Kavikawanka est devant elle, debout, tout près. Il la regarde en courbant la tête. Elle se redresse et s'assied. Puis elle cherche le regard du démon dans l’ombre du crâne qui se découpe sur le champ d’étoiles. Elle y devine une lueur qui vibre, la fascine et lui fait peur. Elle baisse les yeux et là, voit, à deux mains de distance, le sexe de son maître à hauteur de son visage, éclairé par la lumière pâle de la lune. Il semble flotter dans le vide comme le corps d’un serpent arboricole qui oscillerait et se tendrait en quête d’une nouvelle branche. Elle se fige, hypnotisée par le balancement de la tête reptilienne et l’œil de cyclope qui s'ouvre sur elle. Ses tempes bourdonnent d’une résonnance lancinante. Mais cette inertie n’est qu’apparente, car en elle, les émotions s’entrechoquent et créent le chaos, cependant que le tambour de son cœur résonne à un rythme impétueux. La scène lui parait s’étirer et durer des heures.

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Kavikawanka s’accroupit et dénoue ses liens. Puis, il la prend tout entière dans ses bras. Il la soulève, et, comme l’enfant qu’elle est encore, il l’emporte dans son antre sous le regard inquiet et jaloux des femmes qui se sont elles aussi réveillées entre temps.

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